Aujourd'hui

Aujourd'hui et demain ...

Le musée Artcolle aujourd'hui et demain


      Depuis l'ouverture en juillet 2011 de la première salle du musée Artcolle dans l'ancienne mairie, celui-ci a accueilli des centaines de visiteurs, dont des écoles, collèges et lycées, de tous horizons socioculturels et de toutes régions et pays, durant les horaires d'ouverture officiels (tous les samedis après-midi de juillet, août et septembre) que sur rendez-vous toute l'année.

      Toutes ces visites et permanences ont été faites bénévolement par Pierre-Jean Varet et Sylvia Netcheva. La fameuse sentence : «  N'oubliez pas le guide !  » n'est pas de mise au musée.

      L'originalité du musée Artcolle tient au fait qu'il n'existe aucun musée au monde consacré à l'art du collage d'où l'intérêt actuel des médias, tel que dernièrement, France Inter.

      L'idée du musée épouse au mieux l'ancienne mairie, que Pierre-Jean Varet  considère, comme beaucoup de Plémétais, comme étant le plus beau bâtiment du bourg.

      La collection pour créer le musée existe : 300 toiles, 500 ouvrages, des milliers de documents relatifs à l'art du collage dont certains signés par des artistes prestigieux.

      Faire de Plémet la capitale de l'art du collage, promouvoir le bourg à travers ce musée, assurer une nouvelle vie au patrimoine, en l'occurrence l'ancienne mairie, participer à l'intégration de l'art en Centre-Bretagne et en milieu rural, jouer un rôle pédagogique et touristique tout à la fois tel est le challenge relevé par le musée de l'art du collage.

      Dans le devenir, l'idéal serait, selon l'association des Amis du Musée Artcolle, que le bâtiment de l'ancienne mairie soit consacré au musée avec : au rez-de-chaussée et à l'étage la collection permanente qui tournera sur les deux espaces, ainsi que des expositions temporaires sur des artistes collagistes régionaux, nationaux et internationaux car il est vital qu'un musée soit vivant et offre constamment l'envie « d'y revenir »  pour y découvrir de nouvelles œuvres à travers d'autres artistes. Au second étage, la documentation sera accessible aux chercheurs, car il est quasiment impossible pour un étudiant, un historien, ou un écrivain de faire un travail sérieux sur l'art du collage sans consulter la documentation du musée. La dernière venue  travailler sur ces livres et documents, en février dernier, était Mme Magalie Sabot, doctorante à l'Université de Paris 7 à l'UFR d'études psychanalytiques pour sa thèse sur le Collage et, plus
particulièrement, une adaptation du collage en
tant que médiation thérapeutique auprès de patients présentant des
pathologies "extrêmes" (traumatisme crânien, fin de vie, stress post-traumatique).

      Le musée offre également un regard moderne sur l'art. A l'heure des supports virtuels et du recyclage, du fragmentaire et du métissage, les œuvres du musée Artcolle témoignent du regard particulier que porte les collagistes sur le destin des images et des objets qui les entourent. C'est l'occasion de découvrir, ou de redécouvrir, la modernité d'un art qui n'en finit pas de renouveler ses modes d'expression.

      Installer le musée au rez-de-chaussée de l'ancienne mairie semblerait «  peu onéreux » : peinture, rails, cimaises au regard de ce qui a été fait à l'étage.